ENTREVUE EN MAIRIE DU 30 SEPTEMBRE 2010

Publié le par asema.over-blog.com

Etaient présents :

M. Bernard FERRIER, Maire de Marans

M. Michel MAITREHUT, Président de l’ASEMA

M. Jean Michel MINGOT, Trésorier de l’ASEMA

M. Hubert VIGNEUX, Secrétaire de l’ASEMA ;

 

Suite à la demande d’audience du 23 juin 2010, la délégation de l’ASEMA a été reçue par le Maire de Marans le 30 septembre 2010 à 14 heures.

En préambule, le Maire a tenu à préciser qu’étant informé de la situation qui était l’objet de notre demande d’entrevue, il n’avait souhaité nous rencontrer qu’en dernier. C’est la raison pour laquelle il n’y avait pas vu d’urgence.

Dès le début de l’entretien, le Président de l’ASEMA a voulu revenir sur une remarque formulée par un conseiller municipal sur les actions de notre association et ce, lors de la dernière réunion du Conseil : «vu d’où cela vient, ce n’est pas grave » ! Le Président a indiqué que cela était irrespectueux à l’égard des personnes que l’ASEMA défend ou représente. Le Maire a pris note de cette remarque et a regretté l’écart de langage de l’auteur de ces propos. Il en a ensuite profité pour nous informer que suite à l’article paru dans la Gazette Marandaise de Septembre, Monsieur le Sous Préfet de La Rochelle se serait senti « instrumentalisé ». Les représentants de l’association lui ont fait part de leur vif étonnement concernant cette remarque. Leur compte rendu ne reflétait que la réalité du vécu lors de l’entretien.

Concernant les autres articles et reportages diffusés ces derniers temps, le Président a précisé que seuls les journalistes sont maîtres et responsables de leurs écrits et que l’ASEMA ne peut en aucun cas en être tenue responsable. Il en est de même pour le reportage TV du 9 septembre au 13 heures de TF1. A ce sujet, le Président n’avait accepté d’être enregistré que dans la mesure où la caméra montrerait autre chose que la Rue d’Aligre, ce que les journalistes ont respecté.

Puis, il a été remis au Maire un double des documents qui avait été déposés en Préfecture lors de notre entrevue du 2 septembre 2010. A ce propos, le Président indiquait que la position de l’ASEMA n’avait pas changé depuis 1998 et que la déviation par l’Ouest (Moreilles, Puyravault, Charron, Villedoux) ne réglera pas les problèmes de circulation des poids lourds dans Marans, ni de transports exceptionnels. Il rappelait ainsi que le « Contournement Court par l’Est » restait le dernier maillon indispensable pour solutionner ces problèmes. Le Maire nous précisa que la municipalité se calait sur la position du département de la Charente Maritime à savoir par l’Ouest. Une provision de 11 millions d’Euros a été constituée pour la route et une autre de 18 millions d’Euros pour le Viaduc qui devrait se substituer au Pont du Brault. Le Président rappelait que cela ne correspondait pas aux 10 millions annoncés lors de la réunion à la Maison du Département et qu’on est encore loin du besoin total.

Depuis 1998, l’ASEMA demandait cet aménagement par l’Ouest, puisque ne croyant pas à la réussite du projet autoroutier, l’ASEMA proposait à ce moment là :

  1. La finition de la liaison autoroutière Fontenay-Niort (A83), ce qui fut fait en septembre 2001,
  2. La réalisation des déviations de Moreilles et de Puyravault, ce qui se terminera en 2011,
  3. Le contournement de Marans.( ???)

 

Puis, le Maire a pu prendre connaissance de la lettre reçue le matin même et venant de la Présidente de la Région Poitou Charentes. Cette dernière y rappelait que la Région n’avait plus la compétence pour s’occuper des voies routières et qu’elle portait ses efforts su le transport ferroviaire. Le Président précisait que si notre association est en phase avec la Région pour ce qui est du développement des TER, nous souhaitons que les arrêts ne se limitent pas à Marans mais aillent aussi en Vendée. Par contre, même si la compétence sur les infrastructures routière est maintenant départementale, la Région peut soutenir un projet de Contournement de Marans (par l’Est) en le qualifiant de Route d’Intérêt Régional et en y participant.

Puis 2 autres sujets ont été abordés par l’ASEMA :

  1. Le Plan de Prévention des Risques Technologiques,
  2. Le Plan de Submersion de Marans ;

Tout d’abord, un Plan de Prévention de Risques a fait l’objet d’un arrêté préfectoral. Il concerne l’usine SIMAFEX. Un périmètre a été instauré pour risque de surpression. L’ASEMA a demandé qu’une information soit faite auprès de tous les marandais, pour qu’en cas de problème, des consignes précises soient données en particulier concernant l’alerte et le confinement. Le Maire répondit que si besoin, la Mairie envisagerait de le faire dans le cadre d’une réunion publique.

Quant au Plan de Submersion, l’ASEMA considère que celui-ci est grave de conséquences en jouant non seulement sur le côté sécurité mais aussi sur le volet foncier, agricole et humain. Ce plan touche une bonne partie de la population marandaise d’autant plus que le périmètre inclut des lieux et des habitations qui n’avaient pas souffert de la vague tragique du 27 février 2010. Le Président précisa alors au Maire que l’ASEMA avait déposé un recours auprès du Préfet de la Charente Maritime. Il lui en remit un exemplaire.

Le Maire nous a affirmé être en accord avec nous, trouvant que ce plan de submersion devait être revu.

L’ensemble des sujets étant épuisé, l’entrevue qui s’est déroulée dans un climat d’écoute mutuelle mais ne masquant pas une certaine tension, se clôturait à 15  heures 50.

 

Pour l’ASEMA,

Le Président

Michel MAITREHUT

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